La plupart des POC ne meurent pas d’un mauvais résultat technique. Ils meurent de n’avoir jamais eu de critère d’arrêt écrit avant le premier jour.
La question qu’on pose trop tard
“Est-ce que ça marche ?” est la mauvaise question à poser en fin de projet. La bonne question se pose avant : qu’est-ce qui, précisément, ferait qu’on arrête, qu’on continue, ou qu’on bascule en production ? Sans seuil chiffré et sans date de rendez-vous fixée à l’avance, un POC ne meurt jamais — il s’éteint doucement, sans qu’on ait besoin de le décider.
Un cadrage qui ne prévoit pas comment le projet s’arrête n’est pas un cadrage, c’est une autorisation de démarrer.
Ce qu’un bon cadrage fixe, dans l’ordre
- Le problème métier précis, pas la technologie qu’on veut tester.
- Le seuil de succès chiffré, accepté par le sponsor avant le lancement.
- La date de revue — pas “dans quelques mois”, une date.
- Le budget de bascule en production, séparé du budget de test.
Le point 4 est celui qu’on oublie le plus. Un POC réussi sans budget de production derrière n’est pas un succès différé, c’est un échec habillé en apprentissage.